J’ai testé pour vous …Les capsules de café Coffea (compatibles Nespresso)

Ce n’est sûrement pas l’appât du gain qui m’a fait essayer ces nouvelles capsules mais plutôt la curiosité. En effet, plein tarif, une capsule revient à 30-32 centimes contre 35 centimes pour une vraie Nespresso.

Sur le papier, le kit est bien fait… Des capsules en plastique vides, pré-percées, non réutilisables, à remplir avec une dosette spéciale de 5g de café (3,50 euros la dosette, c’est pas donné pour un morceau de plastique mais bon, vous ne l’achetez qu’une seule fois dans votre vie !). Chaque capsule, une fois remplie doit être recouverte d’un film en aluminium dont le bord circulaire est adhésif. Le choix des cafés est virtuellement infini: en gros tout café moulu spécial expresso peut convenir. Pour ma part, j’ai profité d’une offre spéciale « un paquet acheté, un paquet gratuit ». Les paquets sont de 125g, correspondant à la fabrication de 25 capsules. Les capsules vides sont vendues par boite de 100 à 9,90 euros.

Je dis « fabrication » car c’est bien de cela qu’il s’agit… Au départ, je trouvais l’idée plutôt sympa… La dame qui m’a fait l’article (un magasin de café dans Les Halles Centrales du Havre) m’a assuré qu’avec un peu d’habitude, se faire une petite capsule ne prenait que 15 secondes… C’est pas vrai ! Voilà quinze jours que je m’entraîne et, tout compris, atteindre tous les ingrédients, remplissage, tassage, arasage, collage, nettoyage (car on en met fatalement un peu à côté), comptez une bonne minute pour une capsule. Il faut être particulièrement soigneux avant le collage du film alu car s’il vous reste quelques grains de café sur le rebord de la capsule, le film n’adhérera pas et vous pouvez recommencer avec un nouveau film alu (et comme il y a pile 100 films pour 100 capsules…vous pouvez aussi jeter une capsule vide…). De plus le rebord de la capsule est particulièrement mal foutu car il y a une sorte de creux où bien évidemment, les grains s’accumulent et sont très difficiles à retirer.
Bref, quitte à s’y mettre, autant faire plusieurs capsules d’un seul coup…d’où un côté légèrement atelier clandestin de fabrication de raviolis chinois. Si vous avez, comme moi, acheté plusieurs paquets de café différents (du corsé, du déca, du fruité), une fois vos capsules terminées, rien ne permet de les différencier les unes des autres… Les capsules sont toutes de la même couleur, les films alu pareil… Il faut donc inscrire sur l’alu, au feutre car c’est délicat comme surface, le contenu de la capsule ou bien assurer une gestion d’emplacement assez fine par type de café.
Une fois la partie fabrication terminée, on peut passer à la partie remplissage de la tasse. Là encore, la partie n’est pas gagnée…Je ne comprends pas pourquoi mais parfois, le café sort presque normalement de la machine (mais un débit bien moindre qu’avec une capsule Nespresso, comptez le double de temps…), d’autre fois, il sort au goutte à goutte façon perfusion… Vous devez ré-enclencher plusieurs fois la machine pour vous faire une tasse. Une fois terminé le remplissage de la tasse, je m’occupe toujours d’éjecter la capsule dans le réceptacle inférieur de la machine…il faut parfois s’y prendre à plusieurs reprises, la capsule ayant tendance à coller dans la machine !

Vous pouvez enfin déguster votre café, vous venez d’en baver avec ce parcours du combattant de la capsule Maison et vous êtes tout fier de votre café « artisanal »… C’est juste votre dernière déception… Un café sans profondeur, sans texture, une sorte de café 1941, type occupation allemande (mais pas du côté marché noir …). Vous l’avez compris, le résultat n’est absolument pas à la hauteur des efforts demandés, malheureusement…