juil
21
2009
Selon moi, un domaine où le matériel est prépondérant, c’est bien la photographie. Vous aurez beau avoir la fibre créatrice de Dali, le génie de De Vinci et la vista de Caillebotte, si vous n’avez pas le bon matériel au bon moment, vous ne pourrez tout simplement pas faire le cliché que vous voulez. Vous en ferez un autre, adapté à ce que vous trimballez à ce moment là, mais pas celui que vous aviez imaginé à l’origine.
Partant de ce principe, 2 choix s’affrontent : Vous investissez (et on le verra, ce n’est pas qu’une affaire de gros sous) ou vous révisez vos rêves de clichés fabuleux à la baisse ! Rassurez-vous, ce n’est pas non plus le matériel seul qui vous fera faire de somptueux clichés, je sais de quoi je parle, snif !
A moins d’être Crésus, le matériel photo s’acquiert au fil des mois ou des années selon les moyens de chacun. Pour ma part, après avoir eu un premier appareil reflex il y a 30 ans (un Zenith qui a terminé ses jours dans une flaque d’eau au fond de ma tente de camping après qu’elle eut été dévastée par un violent orage), j’ai eu un petit Ixus et un bridge powershot. J’ai acheté mon second reflex (après le Zenith, donc) en 2007. Je me suis vite aperçu que pour faire les photos qui me plaisaient, il fallait que j’aille un peu plus loin … Je vous embarque donc dans une liste exhaustive de mon matériel, avec ses bons et ses mauvais côtés.
En préambule, je dois ajouter que mon matériel, surtout le boitier, est soumis à rude épreuve car je le transporte en permanence (le plus souvent avec un seul objectif) … A tel point que dernièrement, ayant dû me rendre en urgence chez le dentiste, celui-ci avait l’air surpris de me voir sans mon appareil !
Le boitier, un Canon EOS 400D
J’aime bien mon boitier. Après 2 ans et demi et environ 20000 clichés, je commence à l’avoir bien en main. Pas trop gros, mes doigts se sont habitués à l’ergonomie et je ne tâtonne plus sur la mémorisation d’exposition. J’arrive à anticiper le résultat de façon correcte assez régulièrement et je suis rarement surpris par les « choix » effectués par l’électronique en matière d’exposition.
Mon réglage de prédilection est priorité à l’ouverture dans 99% des cas (je fais peu de photos d’action) et mode RAW.
Je n’ai pas de grip pour ce boitier car je trouve l’engin un peu cher et que les modèles « compatible Canon » en vente sur ebay ne rencontrent pas que des échos positifs. Pourtant, en mode portrait, le grip pourrait être assez utile proposant un second déclencheur mieux placé. Inconvénient du grip : le boitier est plus « haut » et peut remettre en cause l’organisation interne du sac photo.
Pour accompagner mon boitier, je possède deux batteries (la Canon d’origine et une autre compatible de marque AboutBatteries.com, deux fois moins onéreuse et tout aussi performante, même après deux ans). Il faut deux batteries car on a l’air très bête avec tous son matos et une seule batterie … vide ! J’ai également deux cartes Compact Flash de marque Transcend (133x) de 2Go chacune, ce qui permet de stocker environ 200-220 clichés par carte (format RAW). Avantage de deux petites cartes, si vous les perdez ou si une des deux « foire », vous ne perdez pas tout. Je me suis déjà retrouvé avec les 800 photos d’un mariage sur une carte de 8Go, vous vous dîtes alors que le transfert sur le PC a plutôt intérêt à bien se passer … A ce sujet, sur chacune de mes cartes, j’ai inscrit mon adresse email : Si je perds une carte ou pire, l’appareil photo, j’ai au moins plus de chance de retrouver quelque chose que s’il n’y a rien … De plus, l’email étant presque universel et facile à utiliser, cela ne peut qu’inciter les gens à vous contacter (le numéro de téléphone, j’y crois pas dans ce cas là !)
Pour terminer avec les accessoires du boitier, je rajoute un niveau à bulles (2 bulles car 2 axes) pouvant se monter sur la griffe porte flash, une télécommande filaire Canon (In-Dis-Pen-Sa-Ble !) et une sans-fil, de marque chinoise, qui fonctionne de temps en temps …
Quelques regrets quand même avec ce boitier. Il souffre de son âge: la sensibilité est limitée à 1600 ISO (avec quel bruit !!!), absence de mesure spot.
Si un jour je possède un nouveau boitier, je garderai malgré tout mon 400D en deuxième boitier.
CANON 18-55 f 3.5-5.6
C’est l’objectif du kit, acheté donc avec le boitier. Je me suis bien amusé avec les premiers mois et j’ai (re)découvert quelques principes d’optique avec son aide. Son amplitude limitée (55mm, pas assez long) et son ouverture très moyenne m’ont fait préférer d’autres optiques. Depuis, j’ai trouvé une utilité à cette optique : Pour quelques euros, je lui ai rajouté une bague d’inversion, le transformant ainsi en objectif macro très très sportif : Pas de réglage de l’ouverture, ouverture maxi permanente et pas d’autofocus …)
CANON 50 mm f1.8 II
Pour le prix, ce n’était pas la peine de s’en priver ! Le piqué est bon mais l’autofocus est très lent et bruyant. La construction, tout plastique, n’est pas du meilleur effet et ça fait un peu « Pif Gadget » ! En portrait d’intérieur, bien éclairé, il tire son épingle du jeu ( à l’autofocus près). Si c’était à refaire, je choisirais le f1.4 USM, 3 fois plus cher mais avec un bien meilleur autofocus !
TOKINA AT-X 12-24 AF PRO DX f4
Un excellent rapport qualité/prix. C’est l’objectif le plus fun que je possède ! Très créatif, un piqué honorable, vraiment de quoi s’éclater et se faire plaisir ! Destiné aux petits capteurs, le vignetage ne se fait pas (trop) sentir. La construction est excellente, l’autofocus plus que raisonnable, les bagues sont très moelleuses, bref, un petit trésor qui montre ses limites quand il y a peu de lumière (mais pour cela, il y a le trépied …)
SIGMA 30 mm f1/4 EX DC HSM
Je cherchais un objectif capable de prendre en intérieur, sans flash (pour ne casser ni l’ambiance, ni les couleurs), même avec une très faible luminosité. Cet objectif m’a comblé ! C’est l’objectif de toutes mes sorties (comprenez par là que si j’ai à choisir un seul de mes objectifs pour une sortie, c’est celui-ci !). Un excellent piqué, une ouverture de folie qui va littéralement vous chercher la lumière, un truc de fou ! En pleine lumière, vous pouvez vous permettre des profondeurs de champ ridicules avec un bokeh admirable !. Je n’ose imaginer ce que cela donnerait avec un boitier capable de monter à 3200 ou 6400 ISO sans trop de bruit !
CANON 70-200 f2.8 L IS USM
Attention, c’est du lourd ! Et dans tous les sens du terme ! Un excellent piqué (le meilleur de ce que je possède), une ouverture de folie à 200mm , la stabilisation 1 ou 2 axes et un autofocus d’avion de chasse …Pour un poids de plus de 1,5 kg. Un truc d’homme quoi ! Cet objectif possède malgré tout 3 inconvénients :
- Il est tellement bon que vous vous sentez obligé de l’emmener à chacun de vos sorties, car pourquoi s’offrir une optique de ce prix si c’est pour la laisser au placard … ?
- Lors de voyages dans les pays pauvres, se balader avec un truc pareil (pas très discret) qui vaut un peu plus d’un an de salaire de l’habitant local, cela donne un peu mauvaise conscience et ça ne rassure pas trop quand il fait un peu sombre.
- Son poids. Cela exige une bonne condition physique et un bon sac de transport car en voyage, vous êtes marié avec : Ce n’est pas l’optique que l’on laisse dans sa chambre d’hôtel surtout s’il n’y a pas de coffre fort !
Les sacs
Je parle des sacs car j’en ai deux, et tous les deux des sacs à dos. Ils sont également tous les deux de marque LowePro.
J’ai acheté le premier dans le mois dans le mois qui a suivi l’achat du boitier. Ce premier sac permet de loger un PC portable 15 pouces et un boitier avec deux objectifs de tailles raisonnables dans un compartiment modulable. Il possède, en plus, un emplacement fourre-tout de bonne dimension. Au fur et à mesure de mes achats, ce sac est devenu trop petit et je m’en sers maintenant pour aller travailler : Le PC portable 12 pouces, le boitier avec le 30mm et le 12-24 ainsi que quelques bricoles.
Pour pouvoir emmener tout mon barda lors de mes sorties photo ou en voyage, j’ai donc acheté un modèle FlipSide 300 (LowePro).J’ai acheté ce sac un an avant l’achat du 70-200. Si c’était à refaire, j’opterais plutôt pour le modèle au dessus, le FlipSide 400 d’une contenance supérieure. Le FlipSide a la particularité intéressante de ne pas pouvoir être ouvert lorsque vous l’avez sur le dos (c’est la face situé du côté de votre dos qui s’ouvre), ce qui est totalement rassurant lorsque vous vous trouvez dans une foule compacte : On ne peut rien vous voler ! Les compartiments peuvent être redimensionnés à votre convenance (comme avec beaucoup de sacs photo) et la protection du matériel est très bonne. De plus, il possède un système qui vous permet de sangler un trépied de dimension raisonnable à l’extérieur. Avec ça, vous être comme l’escargot, vous avez votre maison sur le dos. A rajouter cependant (car elle est fournie uniquement avec le FlipSide 400) : Une housse de protection étanche pouvant englober l’ensemble du sac (en vente dans las magasins de campings) afin d’affronter les pluies torrentielles !
A l’heure où j’écris ces lignes, mon sac contient : Boitier, 70-200, 50, 30, 12-24, 18-55 + le petit matériel + le trépied à l’extérieur pour un poids qui doit avoisiner les 9 kg … Quand je vous disait qu’il ne s’agissait pas que d’investir de l’argent … Il faut aussi un peu de sueur pour trimballer ça pendant une journée par 33-34 à l’ombre !
Les trépieds et la rotule
Comme les sacs, j’en possède deux (des trépieds). Tous les deux de marque Manfrotto. Le premier, un 714 SHB, dont une fixation a rendu l’âme lors d’une chute (du trépied, sans le boitier) a été réparé, la pièce défectueuse pouvant être obtenue à prix d’or chez Manfrotto (c’est l’avantage des grandes marques, l’inconvénient c’est le prix). Ce trépied était quand même un peu juste pour les optiques . Equipé en standard d’une micro-rotule à serrage merdique (il faut bien le dire), j’avais bloqué cette rotule d’origine et lui avait rajouté une vraie rotule digne de ce nom, toujours Manfrotto, la 486RC2 (capable de soutenir 6 kg de matos sans broncher) accompagnée d’un plateau rapide (l’autre partie du plateau restant à demeure sur le boitier, le tous se monte en 3 secondes, même dans le noir, ce qui est quand même une situation courante lorsque l’on utilise son trépied …). J’avais fixé un collier rilsan sur la colonne du trépied afin de pouvoir y accrocher mon sac pour plus de stabilité. Je n’utilise plus ce trépied pour mon boitier et je le destine maintenant à une utilisation style porte flash.
J’ai donc acheté une petite merveille, le 190 XB, bien costaud, bien stable, à peine plus lourd que mon précédent, un peu plus grand replié mais toujours compatible avec les dimensions du sacs pour pouvoir être attaché à l’extérieur. Les pieds peuvent se mettre à peu près dans n’importe quelle position, ils sont indépendants, et croyez-moi, c’est un véritable avantage car il vous permet des positions sur des rambardes ou des balcons à peine imaginables. Une fois bien installé, vous pouvez regarder de façon désinvolte le photographe d’à côté (pour moi, il s’agissait une jeune coréenne !) qui se bat avec son 3 pieds à écartement identique et qui ne peut approcher son boitier à moins de 30 cm de la balustrade alors que vous, vous êtes calé SUR la balustrade, là, vous la plaignez (et peut être vous regrettez de n’avoir qu’un seul trépied sur vous !).
Pour la rotule, juste un regret : Elle ne peut être bloquée selon un axe de façon à faciliter les panoramiques. J’ai bien dit « faciliter », car cela reste très faisable malgré tout !
Le monopode
Manfrotto encore ! Pour avoir essayé le monopode d’un collègue avec le 70-200 en intérieur (photos de danse et de GRS), je peux dire que c’est l’arme ultime pour pouvoir cadrer rapidement tout en conservant une bonne stabilité (le reste, la stabilisation de l’objectif s’en charge). Je n’ai pas encore essayé le modèle que je viens d’acheter (il y a moins d’une semaine). Sachez que je le monte directement sur l’objectif et non sur le boitier (le 70-200 a un collier prévu pour cela).
La charte des gris/blancs
J’ai toujours accordé de l’importance à la colorimétrie de mes clichés. En intérieur (sur des photos de nourriture japonaise par exemple) ou par lumière difficile ou mixte, j’utilise une petite charte de marque TrueColors. Associée au mode RAW, elle permet d’ajuster la couleur des clichés sans perte de qualité lors du post-traitement (sous LightRoom). Associez à cette charte une sonde colorimétrique pour écran Spyder (achetée en coproprieté) et vous avez, ma fois, des images à l’écran dont la colorimétrie à fière allure.
Le filtre polarisant.
De marque Hoya, un PRO1. Je l’ai acheté récemment et très peu utilisé. J’ai pu constater en shootant à travers les vitres de l’aéroport de HKG la disparition de la plupart des reflets (mais pas les reflets des néons, trop violents). Je n’ai pas encore pu l’essayer sur la mer ou le ciel bleu (Bali est nuageux ces derniers jours). Il est important de prendre un filtre mince (donc cher !) pour pouvoir monter sans problème un pare-soleil en plus du filtre. Prendre un filtre de basse qualité pour installer sur une optique de type « L » (mon filtre de 77mm se monte sur le 12-24 et le 70-20O0) était un peu mesquin …
Le GPS
Totalement accessoire ! Ce petit gadget de 22g permet la géolocalisation en post-traitement de vos clichés. Très utile lors d’un voyage.
Voilà pour ce petit panorama de mon matériel. Si vous avez des remarques ou des questions, vous savez où me trouver, non ?
By Arnaud •
Geek, J'ai testé, Photo •
• Tags: Matériel, Photo
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